Concept du premier congrès des fédéralistes africains

 

INTRODUCTION

 La présente note porte sur l’initiative d’organiser un premier congrès des fédéralistes africains pour lancer un mouvement populaire à la base et à l’échelle du continent en faveur de la création des Etats Africains Unis(EAUs). Après l’éclairage contextuel, elle définit la mission, les objectifs et les résultats attendus du  congrès avant de proposer un cadre d’orientation des discussions, les profils des participants et les rôles attendus de ceux-ci dans les préparatifs du congrès. La dernière partie est consacrée aux modalités pratiques: prise en charge, date et lieu du congrès. Cette version constitue une première ébauche que l’élaboration collective fera évoluer au fur et mesure des contributions reçues.

 1)      CONTEXTE

 L’intervalle entre le 16ème et le 19ème siècle a été une période durant laquelle les décisions prises par d’autres nations d’améliorer leur bien-être ont causé la perte de leur liberté et/ou leur souveraineté  pour l’essentiel des peuples du continent africain.  En effet, les impacts de la conférence sur l’organisation et la collaboration européennes pour le partage et la division de l’Afrique qui s’est déroulée fin 1884 début 1885 à Berlin continuent d’être durement ressentis, de nos jours, par les africains.  En réaction, le 20ème siècle a été  témoin de la naissance du Mouvement Pan Africaniste qui était sans nul doute le produit d’une prise de conscience,  par des Africains du continent et ceux de la Diaspora, de la similarité de leurs conditions et de l’inséparabilité de leurs destins.  Les indépendances politiques survenues durant la seconde période du 20ème siècle ont permis aux pays africains et caribéens, -dont les citoyens sont majoritairement d’origine africaine-, de redevenir partiellement les maitres de leur destin. Toutefois, plus de cinquante ans après cet accès à la souveraineté juridique, les africains ont encore des difficultés réelles à  jouir des fruits légitimement espérés de leur lutte pour l’indépendance. 

 En fait, l’euphorie des indépendances avait fait croire  à beaucoup de leaders africains de l’époque que leur pays pouvait s’en sortir tout seul.  Malgré les mises en garde de Kwamé Nkrumah dans ses deux ouvrages, «l’Afrique doit s’unir» et «je parle de la liberté» ainsi que de  Cheikh Anta Diop dans  «les fondements culturels et économiques d’un état fédéral Africain», l’option fédéraliste n’était pas encore perçue par beaucoup d’entre eux comme le moyen le plus réaliste, voire la condition pour achever la libération des africains du joug étranger.  Aujourd’hui donc après plus d’un demi siècle, l’échec des économies des pays qui  semblaient être les plus prometteuses, les guerres civiles, les maladies épidémiques et pandémiques,  les famines  font de l’Afrique la région  la plus pauvre du monde sans compter les millions de morts victimes de divers conflits et crises,  les dettes nationales devenues ingérables pour beaucoup de pays,  les menaces de la globalisation qui pèsent sur la survie de bon nombre de cultures africaines et qui risquent de décrocher le continent de la marche du monde…  Autant de  preuves irréfutables du pronostic du Dr Nkrumah quand il disait en 1961 «seule une union politique solide peut nous permettre d’exploiter pleinement nos ressources naturelles au profit de nos peuples».

 Il est maintenant  devenu évident pour la majorité des africains et des amis de l’Afrique que le moyen le plus  approprié pour sortir le continent  des désastres esquissés ci-dessus est l’adoption du fédéralisme comme mode de gouvernance du continent africain.

 Mais quels sont les obstacles qui pendant plusieurs décennies ont fait échouer les plans des fédéralistes Africains et comment peuvent ils les surmonter?  Qu’est ce qui fait que l’unification politique de l’Afrique qui est le souhait de la majorité des africains et de laquelle plus d’un milliard de personnes vont tirer des bénéfices énormes semble être si difficile à réaliser? Voila les deux questions majeures que plusieurs africains du continent et de la Diaspora se posent au fur et mesure qu’ils perdent confiance en la capacité du leadership politique africain de transformer le continent en une seule entité politique, économique et militaire.

 Il faut dire qu’en plus de la réticence de bon nombre de dirigeants politiques du continent, les approches qui ont été adoptées jusqu'à ce jour par les fédéralistes africains souffraient de beaucoup d’incohérences ou étaient incomplètes.  Pour ces raisons, elles ont été incapables de créer un environnement propice à la naissance des Etats Africains Unis(EAUs). L’approche Garveyiste, - la race comme base d’unification-, L’approche Duboiste-Nkrumahiste, -l’idéologie d’une classe comme ciment de l’union-, l’approche Diobiste, - similitude culturelle comme fondation de la république fédérale africaine-, et l’approche de haut vers le bas,  – le leadership politique d’Etat du continent peut mener la marche vers l’unification-,  ont, toutes, leur mérite mais ont également montré  leurs limites en termes de résultats sur le terrain.  Il nous faut revisiter  ces approches qui n’ont pas pu objectivement  assurer la matérialisation du programme des Fédéralistes Africains.

  Une union fédérale est une alliance politico-économique et militaire entre nations.  Le plus petit commun multiple dans une telle alliance est la recherche de la prospérité, de la sécurité et de la liberté des individus et des groupes. Bases de différenciation et de diversification, la race, la classe sociale et la culture sont les plus grands communs diviseurs durant le processus de formation d’un tel projet. C’est pourquoi moins les promoteurs d’une union fédérale qui a l’ambition de couvrir une zone aussi vaste que le continent africain se fondent sur ces dernières caractéristiques, plus ils ont des chances de réussir.  Oui les peuples africains, comme tous les autres peuples du monde, veulent plus de prospérité, de sécurité et de liberté, mais ils ne sont pas disposés à les troquer contre leur identité.  Ceci est parfaitement légitime. La confusion entre le Pan Africanisme et le Fédéralisme a crée l’impression qu’unité voulait dire uniformisation.  

 2)      MISSION DU CONGRES

 L’issue du sommet des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union Africaine d’Accra 2007 a clairement démontré, que Syrte 1999 n’a pas apporté de changements majeurs à la stratégie utilisée par les Pan Africanistes pour provoquer la naissance des Etats Africains Unis (EAUs).  Le moins qu’on puisse dire est que l’espoir de beaucoup d’activistes pan africains a été déçu.  A l’image du compromis d’Addis-Abeba de 1963 qui avait donné naissance à l’OUA, ce qui apparut comme une entente le 12 juillet 2000 à Lomé au Togo était en réalité une deuxième victoire des anti-fédéralistes africains. L’Union Africaine, comme la défunte OUA,  est un organisme inter-gouvernementaliste et non fédéraliste.

  L’incapacité de l’Union Africaine de faire face aux multiples crises que la plupart de ses membres ont connues depuis sa naissance démontre de plus en plus  l’impuissance du leadership politique du continent à  créer un environnement politico-économique et militaire où les africains peuvent goûter aux promesses de base de l’indépendance : «la vie, la liberté et la recherche optimiste du bonheur».  Plus d’un demi-siècle après les indépendances politiques, le rêve de voir les Etats Africains Unis (EAUs) naître et de créer sur le continent africain un Etat fort doté d’une souveraineté positive risque d’apparaitre  de plus en plus comme une utopie plutôt qu’un moyen réaliste de sortir l’Afrique du marasme.

 Pourtant des  raisons objectives  militent à présent en faveur de la  réussite du projet fédéral africain.

 En 1961, lorsque le Dr Nkrumah avait prophétiquement dit à ses pairs que notre seule voie de salut était la formation d’une union politique forte,  beaucoup d’africains avaient des difficultés à  apprécier avec justesse ses propos.  Aujourd’hui, prés de cinquante ans après  les première vagues d’indépendance, l’ampleur et la multiplication des crises sur le continent rendent de plus en plus  évident, pour l’écrasante majorité des africains et des amis de l’Afrique, que le fédéralisme représente une condition et une chance de sortir le continent du chaos. Plus que jamais l’appel de Nkrumah  pour une unité politique de l’Afrique a de meilleures chances d’être entendu si l’approche pertinente pour  la création des Etats Africains Unis(EAUs) est formulée et mise en œuvre. .  Donc aujourd’hui plus que dans le passé une génération d’africaines et africains a des chances réelles d’unir politiquement l’Afrique et de laisser à leurs descendants un héritage qui sera une source de fierté et d’immenses opportunités.

Les initiateurs de l’Appel pour le Premier Congrès des fédéralistes Africains inscrivent dans cette dynamique la mission qu’ils se sont fixée. Car il  est temps de réagir en tenant compte  des enseignements tirés des approches, expériences et initiatives passées. Les rencontres Pan Africanistes qui ont été organisées jusqu’à ce jour n’ont pas permis de faire la différenciation entre les fédéralistes et anti-fédéralistes africains qui évoluent au sein du Mouvement Pan Africaniste.  Cela se comprenait durant la période où l’indépendance nationale, la conquête des droits civiques et la lutte contre l’Apartheid étaient les points focaux des Africains.  L’erreur que les fédéralistes comme Nkrumah ont commise durant la période postindépendance était d’avoir voulu faire fi du fait que bien que tous les fédéralistes Africains soient des militants ou sympathisants du Pan Africanisme l’inverse n’est pas du tout vrai. 

 C’est au regard de tout cela qu’il convient de situer la mission principale du premier congrès des fédéralistes Africains qui est  de créer les conditions de la naissance et du développement d’un large mouvement fédéraliste capable de mobiliser  tous les peuples africains  à travers les partis politiques, les organisations de masse, les sociétés civiles et les personnalités militantes du continent qui adhérent au projet fédéraliste  afin que de la base s’exprime puissamment  et sans équivoque la volonté politique de la majorité des africains de construire les Etats Africains Unis(EAUs). A cet effet, le congrès doit   non  seulement   permettre une différenciation nette entre Pan Africanisme et Fédéralisme Africain mais aussi et surtout offrir aux fédéralistes africains une plateforme de réflexions et d’échanges analytiques sur la situation actuelle et les enseignements à tirer des expériences,  d’élaborations collégiales sur les options  et approches stratégiques pour un projet fédéraliste africain  et de construction d’un consensus fort sur  le lancement d’un puissant et large mouvement avec un plan d’action réaliste en faveur de la création des Etats Africains Unis(EAUs) dans moins d’une génération.

3)      LES OBJECTIFS DU CONGRES

 Les objectifs principaux du premier congrès des fédéralistes Africains découlent de la mission définie ci-dessus. Il s’agit de :

 . Donner aux fédéralistes Africains du continent et de la Diaspora l’opportunité de se rencontrer, de se connaitre et de pouvoir tisser une toile fédéraliste sur tout le continent et à travers la Diaspora africaine.

  • Trouver des réponses adéquates aux questions que se posent les africaines et africains qui mesurent adéquatement  les bénéfices de l’option fédéraliste mais manifestent un certain scepticisme vis-à-vis de sa faisabilité et de sa viabilité pour les pays africains qui se trouvent  à divers niveaux de développement politique et économique.
  • Lancer la campagne pour la création des Etats Africains Unis(EAUs) dans moins d’une génération à travers un puissant mouvement de la base vers le sommet qui pourra permettre aux peuples africains, les  propriétaires légitimes de la souveraineté de leur Etat, de s’exprimer  clairement sur le mode d’union qu’ils veulent promouvoir.

  Le but de cette campagne est l’organisation, dans chaque Etat africain, d’un référendum où les citoyens vont voter Pour ou Contre l’option fédéraliste.

 4)      LES RESULTATS ATTENDUS DU CONGRES

 Trouver et mettre en marche une nouvelle approche qui peut accélérer le processus de naissance des Etats Africains Unis est le principal résultat attendu du Premier congrès des fédéralistes africains.  Beaucoup de congrès, conférences, colloques et ateliers qui ont été organisés ont produit d’excellentes propositions.  Le défi persistant  et qui demeure encore et toujours  est le manque d’un outil crédible pour la mise en œuvre des recommandations sorties de ces rencontres. Il est aujourd’hui clair que les leaders politiques auxquels ils ont laissé cette tâche n’ont pas eu la volonté politique nécessaire pour la prendre en charge.  Une des raisons pour lesquelles nous sommes confiants que nous pouvons réussir là où d’autres n’ont pas pu atteindre leur but est que les participants à cette rencontre vont prendre en charge la mise en œuvre de leur plan d’action pour l’unité politique, économique et sécuritaire de l’Afrique.  Nous n’avons aucune intention de faire dépendre la réussite de notre initiative sur la chance.

 Nous sommes déterminés à mener une campagne qui va mettre les masses africaines aux commandes du processus d’unification de l’Afrique parce que nous sommes convaincus que, dans leur écrasante majorité, elles veulent voir l’Afrique unie politiquement et se donner les moyens de sortir ses filles et fils du marasme dans lequel ils pataugent aujourd’hui.

 5)      CADRE D’ORIENTATION DES DISCUSSIONS DU CONGRES

 Bien qu’étant un rassemblement de Pan Africanistes, ce congrès n’est pas un autre congrès Pan Africaniste. C’est le premier congrès des fédéralistes africains. Les personnalités et organisations qui y participeront devront, au préalable, accepter que l’option fédéraliste, contrairement à l’option confédéraliste qui a donné naissance à l’OUA puis à l’UA, est le  moyen le plus approprié pour viabiliser les Etats qui ont été légués aux africains par leur colonisateurs.  Ce rassemblement n’est pas celui d’académiques qui vont faire de la conjecture sur l’idéal africain mais de militants politiques qui cherchent les moyens réalistes pour faire avancer leur cause.  Cette rencontre ne s’oriente pas vers la production de résolutions qui vont protester contre ou condamner l’impact des politiques des autres nations sur les africains. Elle ambitionne plutôt de produire un plan d’action qui pourra mener les africains vers la reconquête de leur souveraineté positive.  Ce qui est attendu donc de tous les participants est un engagement ferme et un comportement conséquent  pour la cause fédéraliste africaine mais  pas simplement  des déclarations formelles en faveur de cette dernière.

Ainsi pour éviter que des sujets qui ne sont ni prioritaires ni pertinents ne s’invitent dans les débats, .les initiateurs de Premier congrès des fédéralistes africains vont proposer aux congressistes un ordre du jour qui centre  les discussions  autour de:

-          L’identification des principaux obstacles à l’unification politique de l’Afrique et des stratégies pour les surmonter,

-          L’étude de la stratégie de campagne pour la création des Etats Africains unis dans moins d’une génération et du plan d’action,

-          L’élaboration  de la stratégie de communication, notamment du plaidoyer en faveur du  projet fédéraliste pour y gagner les masses africaines,

-          La mise sur pied du directoire de campagne et la production d’un Appel aux Peuples Africains pour l’option fédéraliste.

 6)      PARTICIPANTS AU CONGRES

 Les auteurs de l’Appel pour la tenue du Premier Congrès des Fédéralistes Africains ont l’ambition de réunir l’écrasante majorité des organisations politiques et celles de la société civile qui opèrent sur le continent et/ou à travers la Diaspora Africaines. L’objectif visé ici est d’impliquer au maximum possible les peuples africains.  Car nous croyons, comme Cheikh Anta Diop le disait,   «…que l’unité Africaine viendra de la base et va se développer comme un courant sous terrain à la stérilité politique actuelle et la stagnation économique rampante de notre continent.  Un sentiment d’insécurité générale causé par l’incapacité des pouvoirs africains de faire face aux problèmes les plus cruciaux de leurs citoyens va pousser les masses à tôt ou tard prendre en charge leur destin». Nous sommes convaincus que ce moment est arrivé et que les fédéralistes africains ont le devoir de diriger les masses africaines vers la bonne destination, les Etats Africains Unis (EAUs).

 L’ambition des initiateurs de Premier congrès des fédéralistes africains est donc de réunir autant de porteurs de voix  que possible. Seront invitées au Congrès toutes les organisations qui opèrent sur le continent africain et à travers la Diaspora africaine et qui sont intéressées au projet fédéral :

-          les partis politiques,

-          les organisations syndicales,

-          les organisations de la société civile,

-          les organisations du patronat africain,

-          Les organisations des retraités…

 Dans le but d’offrir à la campagne les meilleurs supports possibles, les initiateurs de l’appel pour ce congrès vont aussi y inviter des individuels dont le  cursus et la  vie militante  démontrent un engagement déterminé pour la cause de l’unité africaine.  En nous fondant sur l’expérience de la construction des USA,  nous jugeons indispensable à la réussite de la  campagne pour la création des Etats Africains Unis, en plus des représentants des organisations citées ci-dessus, la participation de deux types de personnalités. Le premier est un groupe de personnes qui sont bien connues et/ou bien respectées à travers le continent Africain et sa Diaspora. Le deuxième groupe est composé de personnes qui ont eu à démontrer sous plusieurs formes leur passion pour la naissance des Etats Africains Unis et qui sont prêtes à s’investir dans cette campagne.  La présence de George Washington et Benjamin Franklin à Philadelphia en 1787  a valu pour les fédéralistes américains son pesant d’or. Leur crédibilité avait rendu la tâche insurmontable pour les anti-fédéralistes qui voulaient à tout prix décrédibiliser le Congrès de Philadelphie. La passion que des jeunes comme Alexander Hamilton et James Madison nourrissaient pour leur cause a permis aux fédéralistes de New York et Virginie de tenir tête aux anti-fédéralistes très puissants comme le Gouverneur très charismatique de New York, George Clinton et le redoutable orateur virginien Patrick Henry.  Il est aujourd’hui évident que sans la passion de ces deux jeunes militants pour un Etat fédéral, il y avait de fortes chances que la Virginie et New York ne ratifient pas la nouvelle constitution, ce qui aurait pu tuer le projet des Etats-Unis d’Amérique dans l’œuf. Nous sommes convaincus que cette stratégie des fédéralistes américains peut améliorer les chances de succès des fédéralistes africains. Elle peut leur permettre de surmonter les obstacles qui ont, jusqu’à ce jour, bloqué la marche de l’Afrique vers son unification politique.  L’Afrique regorge de personnes qui sont acquises à la cause des fédéralistes et dont la participation à ce congrès peut donner un coup de pouce à la campagne pour la naissance des EAUs.

 7)      ROLE DES INDIVIDUS ET ORGANISATIONS DANS LES PREPARATIFS DU CONGRES

 Il va sans dire que la réussite de ce congrès et de la mise en œuvre  du plan d’action qu’il va produire dépendra  du niveau d’implication des individus et organisations qui l’endossent.  Vulgariser l’appel et mobiliser autour de soi pour la participation au congrès et la mise en œuvre du plan d’action qu’il va adopter sont des actions concrètes qui vont sans nul doute nous rapprocher de la naissance des Etats Africains unis.  En conjuguant et en  coordonnant les actions des millions d’africanistes qui rêvent de voir une Afrique capable de prendre en charge ses filles et fils du continent et de la Diaspora, nous pourrons créer la synergie des forces pouvant mener à terme ce projet colossal. Oui c’est une tâche herculéenne, mais nous avons besoin de rêver grand si ne voulons pas que d’autres aient de grands rêves et nous utilisent comme accessoires pour leur matérialisation.  Nous avions raté Berlin(1884) et Yalta(1945).  Aujourd’hui nous sommes les victimes de la globalisation à cause de notre division.  Le premier congrès des fédéralistes africains peut nous servir de tremplin pour faire rebondir notre continent. 

 8)      PRISE EN CHARGE DE L’ORGANISATION DU CONGRES

 Le Comité d’Organisation de Premier congrès des fédéralistes africains sera le maitre d’œuvre de cette rencontre.  Ce dernier sera composé des représentants des organisations qui ont endossé l’initiative.  Il y aura aussi au sein du comité d’organisation des individuels qui à titre personnel veulent s’investir dans la réussite du congrès.

 Les organisations qui vont envoyer des représentants au congrès devront prendre en charge leurs frais de transport et d’hébergement. 

 La production de tous les documents de travail ainsi que la fourniture des outils de travail durant le congrès seront prises en charge par le Comité d’Organisation du Premier congrès des fédéralistes africains.

 9)      DATE ET LIEU DU CONGRES

 Après consultations, les initiateurs de l’appel proposeront la date et le lieu du congrès.

 10)   Informations complémentaires

 Pour paver la voie vers un Congrès réussi, prière de commencer à diffuser aussi largement que possible l’adresse du Site.  Nous vous prions aussi de nous proposer des textes sur l’unité Africaine que vous voulez partager avec les autres fédéralistes Africains afin que nous puissions les y afficher.

 Les initiateurs de cet Appel ont crée un Site Web dont l’adresse est è http://www.africanpublius.com . Vous pouvez aussi nous contacter à  Sonarsen@yahoo.com

 Tout pour la naissance des Etats Africains Unis dans moins d’une génération!