Construire notre machine de campagne

Introduction
 
Le Mouvement fédéraliste panafricain est entrain de se construire autour de l'appel pour le premier Congrès fédéraliste panafricain. Il s'agit d'une coalition
 de la base pour l'Unité africaine. Son approche est une mobilisation du Bas vers le Sommet pour l'unification politique des États du continent africain et des îles des Caraïbes ou les « africaines du sang »(noirs) constituent
 la majorité des citoyens et citoyennes. Ce processus est aussi inclusif des 37 millions de noir en Amérique du Nord qui sont les descendants d’esclaves africains, en fait la 8

ème

 nation africain la
 plus peuplée du monde.
 
Son but est d’impliquer les masses populaires africaines dans les discussions et le processus de prise de décision sur l'unité africaine. Après tout, elles sont les propriétaires
 légitimes de la Souveraineté des Etats que nous voulons unir. Nous sommes convaincus qu’il est évident qu’elles seules ont le vrai pouvoir d'autoriser les Etats Africains de remettre une portion quelconque de leur souveraineté
 à une entité qu’elles jugent être en mesure de la gérer correctement dans le sens qui sauvegarde leurs intérêts.
 
Au cours des cinquante dernières années, ces États
 ont prouvé leur incapacité de gérer d’importantes portions de leur souveraineté et les ont même remises aux gouvernements de leurs anciens colonisateurs qui n’ont aucun compte à rendre à nos peuples.
 Un pacte fédéraliste entre les États africains leur permettra de reprendre ces parties de leur souveraineté et de les remettre volontairement à un gouvernement fédéral « des peuples Africains, par les
 peuples Africaines et pour les peuples africains.  Il va sans dire que ce dernier sera comptable à eux et eux seuls, pas à une puissance étrangère.
 
Nous sommes convaincus que très peu de
 pan africanistes sincères vont objectivement douter qu'un gouvernement fédéral contrôlé par les peuples africains fera un meilleur travail dans la gestion de ces portions de leur souveraineté que la vaste majorité
 des gouvernements du continent Africains de des Caraïbes ont cédées, pour diverses raisons, à leurs anciens colonisateurs.
 

Jusqu'à présent, seul un nombre très limité d'Africains et d’Africaines ont été impliqués dans cette discussion, appelée par certains : le Grand Débat. Ce sont soit les Chefs d’Etats et Gouvernements Africains, les académiques, ou les individus proches des directions des partis au pouvoir dans les différents Pays Africains. Les débats sur le gouvernement de l'Union avant le Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA de 2007 à Accra n'ont pas impliqué les masses africaines. Il en a été de même pour le Sommet de 1963 qui a donné naissance à l'OUA et à la Réunion de Lomé 2000 qui a donné le feu vert pour la mutation de l'OUA en UA. Pour autant que nous le sachions, les masses africaines dans les îles des Caraïbes n'ont pas eu plus de considération que leurs frères et sœurs du continent africain dans le même type de débats qui ont conduit à la création de la CARICOM.

 

Il est également important de faire remarquer que la participation des peuples africains à ce processus est très cruciale pour la viabilité de
 toute forme d'union entre leurs États. Faire des masses africaines la pièce maîtresse de cette initiative leur donnera un sentiment d'appropriation de son produit, les Etats Africains Unis (EAU). C'est la condition sine qua non
 pour la légitimité, du gouvernement fédéral aux yeux des peuples africains. La faiblesse de nombreux Etats africains peut être aujourd'hui attribuée à leur manque de légitimité parce qu'ils ont
 été imposés à nos peuples par des puissances étrangères.
 
La leçon que les fédéralistes panafricains ont apprise d'Addis 1963, Lomé 2000, Accra 2007, c'est qu'il
 n'est pas sage de continuer à dépendre du groupe d'Africains au sein duquel nous avons le plus grand nombre d'anti-fédéralistes pour unir politiquement les Etats africains. C'est la raison principale pour laquelle ce mouvement du
 bas vers le haut pour l'unité africaine a été lancé.
 
Ce document a deux objectifs :
- apporter plus de clarté sur la nature de cette initiative
- se baser sur la Charte du
 Congrès et des leçons apprises au cours des deux années qui ont suivi le lancement de l'appel et suggérer une manière plus efficace et réaliste de mettre en place une machine de campagne performante pour la naissance
 des Etats Africains Unis en moins d'une génération.
 
A)  Nature de cette initiative
 
Cette initiative est une Campagne pour une seule et unique cause,
 la création d'une Union fédérale entre tous les Etats du monde où les "Africains du sang" (Noirs) et / ou "Africains du sol" (Citoyennes et Citoyens d'un Etat du continent africain qu’elle que soit leur race) constituent l'écrasante
 majorité.
 
Cette campagne peut à bien des égards être assimilée à celle d'un candidat qui s’engage dans une élection où il faut passer par des élections primaires
 pour être désigné candidat du parti ou de la coalition. Elle peut donc être divisé en six (6) étapes qui sont :
- Exploratoire
- Déclaration de candidature
- Campagne pour l'élection
 primaire
- Convention pour le choix du porte-drapeau du parti ou de la coalition
- Campagne pour l'élection générale
- Phase de transition de la victoire au serment
 
1)  
 La phase exploratoire
 
Tout au long de cette phase de la campagne, c'est la viabilité de la candidature qui doit être vérifiée. Le candidat peut-il mobiliser les ressources humaines
 et matérielles capables de soutenir sa candidature ? Est-ce que son message central de campagne accroche une partie substantielle de l'électorat ? L'achèvement de cette phase doit permettre au candidat ou candidate et à son équipe
 de répondre objectivement à ces questions par un oui, un probablement oui ou un non. Un non devrait mener à un retrait de la course. Un probablement oui ou oui tout court signifiera que la candidature peut être rendue viable ou est
 déjà viable.
 
Notre Candidat est: «l'appel urgent pour unir politiquement les Etats africains en moins d'une génération». Du lancement de l'Appel pour le premier Congrès fédéraliste
 panafricain à la réunion de Dakar, nous serons dans la phase exploratoire de notre campagne. Le nombre de comités d'initiative locaux, nationaux et régionaux qui seront créés et fonctionnels au moment de la réunion
 de Dakar nous permettra de savoir si cette campagne est viable ou non.
 
En plus de déterminer la viabilité de la candidature, c'est aussi pendant cette période que le noyau du leadership de la campagne est identifié
 et dans certains cas recrutés. En d'autres termes, cette phase permet aux candidats de construire l'embryon de leur machine de campagne et de mobiliser les personnes qui seront plus tard au premier plan de la campagne. Pour notre campagne ce sont :
- Une équipe solide pour former le Comité International Préparatoire(CIP),
- Des équipes solides pour assurer la coordination des Comités régionaux, les Comités nationaux et, dans une moindre
 mesure, les Comités locaux.
 

Les comités locaux, nationaux et régionaux qui sont aujourd'hui en train d’être mis sur pied vont constituer l'embryon de notre machine de campagne pour les référenda sur la forme de l'union. Le Mouvement fédéraliste panafricain sera le soutien de cette machine de campagne et lui fournira les ressources adéquates, humaines et matérielles, nécessaires pour assurer sa victoire.

 

2)   La déclaration de candidature
 
La rencontre de Dakar peut être comparée
 à la déclaration officielle du Candidat pour entrer dans la course pour les primaires. La décision de poursuivre la campagne pour la naissance des Etats africains unis sera prise par les participants à la réunion de Dakar.
 L'option de poursuivre ou d'arrêter les préparatifs du premier congrès fédéraliste panafricain sera basée sur les données fournies par le CIIP dans sa présentation de l'historique de cette initiative et
 l'évaluation des progrès qu'elle a réalisés. Sur la base de ces éléments, les participants à la réunion de Dakar devraient être en mesure de décider de la pertinence de la poursuite de la
 campagne ou de la nécessité de la suspendre. La décision de poursuivre la campagne constituera la déclaration officielle de la Campagne pour la naissance des États africains unis en moins d'une génération.
 
L'autre action importante de la réunion de Dakar est d'opérer la mutation du Comité d’initiative international provisoire (CIIP) en Comité International Préparatoire(CIP). Le CIIP n'est composé
 que de panafricanistes sénégalais. C'est compréhensible parce que ce sont eux qui ont lancé l'Appel pour le premier Congrès fédéraliste panafricain. Malgré les bonnes intentions de ce groupe, il lui manque
 la diversité de nationalité, ce qui est essentiel à sa légitimité pour mener une campagne internationale de cette envergure. C'est pourquoi, dans la charte du Congrès, il est clairement indiqué que la création
 du Comité d’initiative International Provisoire (CIIP) est une mesure transitoire jusqu'à ce que le Comité International Préparatoire (CIP) soit dûment mis en place. Ce CIP sera composée par :
- les
 membres actuels du CIIP,
- les coordonnateurs et Coordinatrices des CIR et leurs Adjointes et adjoints,
- les individus capables de contribuer grandement au succès du Congrès et plus tard à la campagne pour les référendums
 sur la forme de l'union.
 
Une fois le CIP mis sur pied lors de la réunion de Dakar, il assumera la responsabilité de diriger le Mouvement fédéraliste panafricain jusqu'à l'ouverture du Congrès.
 Ce CIP fraichement installé va officialiser le démarrage des préparatifs du premier Congrès fédéraliste panafricain. La réunion de Dakar permettra également de choisir la date du Congrès. Le CIP
 nouvellement constitué va lancer un appel d’offres pour le pays hôte du Premier Congrès Fédéraliste Pan Africain adressé à tous les Etats africains ciblés pour l'unification ainsi que l'UA et le
 CARICOM.
 
Les différents ateliers de travail de cette réunion produiront ou vont initier la production de tous les documents de base dont les comités locaux, nationaux et régionaux auront besoin pour
 les guider lors des préparatifs du congrès ainsi que le mode de la participation de leurs délégués au Congrès.
 

Un appel adressé aux peuples africains sera publié par la CIP nouvellement créée. Ce sera le début officiel des préparatifs du premier congrès fédéraliste panafricain.  Cet appel va indiquer la date du Congrès et préciser les objectifs qu’il doit atteindre

 

3)   Les Primaires
 
La période entre le lancement officiel des préparatifs
 du Congrès et l'ouverture du Congrès lui-même peut être comparée aux primaires quand il y a un candidat évident pour le parti. La similitude est que c'est au cours de cette phase que le candidat ou la candidate se prépare
 à l'élection générale. C'est pendant cette période qu’il/elle mobilise la base, mobilise des fonds et met en place une machine de campagne définitive pour les élections générales. Notre élection
 générale est la campagne, pour l'organisation d'un référendum sur la forme d'union dans chacun des États qui sont ciblés pour devenir membre de cette union fédérale. Ces derniers vont permettre aux citoyens
 et citoyennes de ces états de se prononcer sur la forme d’union qu’ils veulent que leur Etat forme avec les autres Etats africains. Le CIP, les comités régionaux, nationaux et locaux constitueront la charpente de notre machine
 de campagne pour ces référendums.
 
Au cours de cette période, le CIP veillera à ce que tous les comités régionaux soient établis et fonctionnels. Les comités régionaux
 feront de même en ce qui concerne les comités nationaux des pays de leur région. Les Comités nationaux veilleront à ce que les comités locaux impliquent la majorité de la population dans leur pays. Le CIP, en
 collaboration avec les comités régionaux, veillera également à ce que des comités nationaux fonctionnels soient créés dans la très grande majorité des pays perçus comme membres potentiels
 de l'Union. Un objectif non négligeable au cours de cette phase devrait être que la plupart des comités d’initiative régionaux (CIR) et les comités d’initiative nationaux (CIN) opèrent leur mutation en comités
 préparatoires régionaux (CRP) et en comités nationaux préparatoires (CNP). La façon dont cette mutation sera opérée va être expliquée dans la deuxième partie de ce document.
 

Enfin, c'est au cours de cette phase que la mobilisation des ressources, à tous les niveaux du Mouvement Fédéraliste Pan Africain et de la machine de campagne, sera intensifiée. C'est aussi pendant cette période qu'un plan de gestion du mémento de la campagne sera mis en exécution. Il sera fait de telle sorte qu’il atteigne son cime au bon moment, pas trop tôt, ni trop tard,.  

 

4)   La Convention
 
Le premier Congrès fédéraliste panafricain pourrait être comparé à la Convention organisée
 pour lancer la campagne pour les élections générales une fois que le candidat ou la candidate est officiellement choisi(e) comme porte-drapeau du parti ou de la coalition.
 
Le Congrès va :
 
      Ajuster la stratégie de campagne pour la naissance des Etats Africains Unis (EAU) dans moins d'une génération,
 
       Identifier les principaux
 obstacles à l'unification politique, économique et militaire des Etats africains et les voies et moyens de surmonter ces obstacles, 
 
       Concevoir la stratégie de communication
 qui peut le mieux faire connaître la cause fédéraliste et assurer le ralliement de la majorité des masses africaines du continent et de la Diaspora à la cause fédéraliste pan africaine,
 
       Réajuster la stratégie de mobilisation des ressources, humaines et matérielles qui a été produite lors de la réunion de Dakar.
 
     
  Mettre en place une machine de campagne internationale efficace pour les référendums sur la forme de l'union ;
 
       Décider de la fourchette de temps durant laquelle un
 référendum sur la forme de l'union devra être organisé dans chacun des Etats ciblés comme membres potentiels de l’union.
 
      Décider du nombre d'États
 nécessaires pour former une Union viable, politiquement, économiquement et sur le plan sécuritaire. Un Etat qui peut jouir d’une souveraineté suffisante pour pouvoir renégocier tous les traités injustes qui ont
 été signés par les Etats membres et exiger un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU avec pouvoir de veto.
 
5)   Les élections générales
 

La campagne pour l'organisation des Référendums sur la forme de l'Union peut être comparée à la phase des élections générales dans le sens où c'est à ce stade que les individus seront invités à choisir entre l'option fédéraliste et les autres formes de collaboration entre les Etats Africains. Chaque comité régional, national et local du Mouvement fédéraliste panafricain sera employé dans la campagne pour ces référendums. Des machines de campagne régionales, nationales et locales seront mises en place pour créer l'élan nécessaire pour convaincre les dirigeants des États visés au niveau législatif et exécutif sur la nécessité de tenir ces référendums ou d'utiliser d'autres moyens par lesquels les voix des peuples peuvent être entendues sur la question centrale du Grand Débat : l'Unité Africaine.

 

6) La transition
 
Une fois que le nombre des Etats requis pour déclarer
 la naissance de l’union fédérale est atteint, le Deuxième Congrès / Convention Fédéraliste Panafricain sera convoqué pour traiter des questions telles que l'emplacement de la Capitale des EAU, le processus
 de rédaction et de Ratification de la constitution de l'Union fédérale, de la fusion des armées, du système financier, etc. Bref, tous les outils dont un Etat nouvellement créé doit disposer pour fonctionner
 pleinement dès le départ seront créés au cours de cette phase de transition. Le Mouvement fédéraliste panafricain cessera d'exister une fois que la première administration des EAU aura prêté serment,
 car sa mission sera à ce stade terminée et son objectif atteint. Il cédera ainsi la place aux partis politiques fédéraux et coalitions qui vont faire concurrence pour l'adoption de leur modèle social par un peuple
 africain pleinement souverain.
 
B)  Création et mutation des comités
 
Le Comité d’Initiative International Provisoire (CIIP), l'auteur
 de l'appel pour le premier Congrès fédéraliste panafricain, a divisé, par le biais de la chartre du Congrès, cette initiative en deux périodes principales. La première est une phase initiative et la seconde
 la phase préparatoire. Il y a deux raisons principales derrière cette division. La première est de donner aux personnes qui sont capables et désireuses de le faire l’opportunité de s’impliquer dans la campagne
 en créant un comité d’initiative ou en rejoignant un qui est déjà en existence au niveau de leur zone de résidence. La deuxième est d’indiquer clairement à ces personnes qu'elles ont besoin de construire
 dans leur zone de résidence une coalition représentative pour leur participation pleine aux préparatifs du congrès. Pour s'assurer que ce processus soit correctement suivi, le CIIP a rédigé une Charte du Congrès
 qui explique comment mettre en place les Comités d’Initiative Régionaux (CIR) et les Comités d’Initiative Nationaux (CIN) et comment les muter en Comités Régionaux Préparatoires (CRP) et Comités
 Nationaux Préparatoires (CNP).
 
Il est toutefois important de noter que ce ne sont là que des recommandations. C'est une suggestion d'un processus par lequel la coalition fédéraliste pan africaine peut
 être construite. La charte du Congrès doit être adaptée, par les CIR et CIN, à la réalité concrète sur le terrain. Ils sont également libres d'adopter un processus complètement différent
 qui correspond le mieux à leur réalité. La seule chose qui ne peut pas être modifiée est que les produits finis au niveau national, les Comités Nationaux Préparatoires (CNP) et au niveau local, les Comités
 Locaux Préparatoires (CLP) doivent être des coalitions représentatives de toutes les organisations et individus de la zone qui sont intéressés à faire partie de la campagne pour la Naissance des États africains
 unis dans moins d'une génération.
 

Cette partie du document se concentrera sur les exigences générales pour la mise en place d'un CIL, CIN ou CIR et comment devra s’opérer le processus de mutation de ces structures d'initiative aux structures permanentes, les CRP, les CNP et les CLP

 

Quelques remarques très importantes
 
Numéro un : Du lancement de l'appel à l'ouverture du Premier Congrès fédéraliste panafricain, notre objectif principal restera l'organisation d'un congrès réussi. Un congrès qui
 sera suffisamment représentatif pour avoir la capacité de lancer une campagne crédible pour l'organisation d'un référendum sur la forme de l'Union dans chacun des Etats africains ciblés pour être membre des Etats
 Africains Unis.
 
Numéro deux : Nous nous engageons d’être inclusifs. La chance devra être donnée à tous les individus et les organisations d'Africains qui sont disposés
 à participer à la préparation du Congrès la possibilité de s’impliquer. Le seul critère qui devra être pris en compte pour les inviter ou non à rejoindre le Mouvement fédéraliste panafricain
 doit être leur engagement résolu de travailler pour l’unification politique des Etats africains en moins d'une génération. 
 
Numéro trois : Nous nous sommes engagés
 à respecter l'égalité entre les genres et les âges ainsi qu’à la protection des droits des minorités. Il est donc très important de maintenir la parité et la présence des groupes minoritaires
 à tous les échelons des structures de gestion du Mouvement fédéraliste panafricain. Un effort délibéré doit être fait pour aider les groupes déficitaires en pouvoir (femmes et jeunes) et les minorités,
 à participer, à tous les niveaux, aux activités des CIR et des CIN, ainsi qu'à celles des comités d'initiative locaux.
 

Numéro quatre : Nous devons être créatifs pour trouver les moyens de soutenir nos activités. L’option de faire de cette campagne un mouvement de la base vers le sommet signifie que nous devons compter sur les masses pour fournir les ressources humaines et matérielles nécessaires pour mener cette campagne à sa ligne d'arrivée : la naissance des États africains unis dans moins d’une génération.

 

1)   Les comités régionaux
 
À la lumière de la charte du Congrès, le CIR devrait être lancé par au moins 5 (cinq) personnes qui vivent
 dans la capitale du pays Base ou dans ses environs. Ce noyau devra se réunir et établir la base du CIR. Ce groupe devrait prendre le temps qu’il faut pour permettre à ses membres de se familiariser avec les un(e)s et les autres ainsi
 que les documents comme l'Appel pour le Congrès, les Termes de Référence et la Charte du Congrès. Une fois cette familiarisation terminée, les membres de ce groupe de base, le noyau, inviteront chacun(e) une ou deux personnes
 pour se joindre à eux et compléter l'adhésion au CIR. Le CIR ne devrait pas compter plus de 20 Membres. 15 est le nombre idéal de membres qui devront constituer le CIR.
 
Il est important de noter que
 cette suggestion du CIIP à travers la charte du congrès a été modifiée par les CIR Amérique du Nord, Caraïbes et Europe. La facilité d'organiser des réunions virtuelles par Skype ou d'autres médias
 a étendu leur capacité dans le recrutement des membres de leurs CIR. Dans ces trois CIR, les coordonnateurs des CIN (Caraïbes et Europe) et les coordonnateurs de Super CIL (Amérique du Nord) ont été invités à
 rejoindre le CIR. Les CIR des autres régions pourraient étudier comment imiter ces exemples au lieu de suivre le processus suggéré par le CIIP dans la Charte.
 
Les membres du CIR ne peuvent pas être
 les représentants d'une organisation au sein de cette structure. Ils sont membres du CIR en tant qu’individuels. Il est également fortement recommandé que les femmes et les jeunes soient représentés dans le CIR.
 
Le CIR, en collaboration avec le CIIP, sera chargé de recruter les coordonnateurs et coordinatrices des Comités d’Initiative Nationaux (CIN)
 
La mutation du CIR en Comité Régional
 Préparatoire du Congrès(CRP) se produira lorsque la plupart des CIN dans la région auront été créés, seront pleinement fonctionnelles et en position de désigner leurs représentant(e)s officiel(le)s
 au niveau régional. Quand ce moment sera atteint, l'équipe de coordination du CIR devra convoquer une assemblée constitutive du CRP qui sera composé des :
- représentants de la CIN/CNP
- personnes qui
 sont membres du CIR

- individus que le CIR juge comme étant en mesure de contribuer grandement à la réussite du Mouvement fédéraliste panafricain.

 

2)   Les comités nationaux, sous-régionaux et locaux
 
a)    Le Comité d’Initiative National
 (CIN)
 
En collaboration avec le CIIP et le CIR, la personne choisie pour coordonner le CIN identifiera cinq (5) panafricanistes qui vivent de préférence dans la capitale du pays ou à proximité.
 Ces cinq personnes formeront le Noyau du Comité d’Initiative National d'Initiation (CIN). Les premières réunions du CIN ne devront inclure que ces membres du noyau du CIN. Le besoin de se familiariser avec les un(e)s avec les autres
 et avec les documents de base de cette initiative est la raison derrière cette suggestion.
 
Les membres du CIN le seront à titre strictement personnel. Aucun des membres du CIN ne peut y être le représentant
 ou la représentante d’une organisation.
 
Après avoir terminé avec cette phase, les membres du noyau devront inviter d'autres Pan Africanistes dans leur Pays (de préférence entre 5 et 10 autres
 et pas plus) pour venir les rejoindre au sein du CIN. Ce groupe de 10 à 15 personnes ou peut-être un peu plus (espérons pas plus de 20) formera ce que nous appelons le CIN Complet. Ce groupe doit être soit entièrement issu
 de la société civile, soit inclure des individus issus des groupes les plus significatifs dans le Spectrum politique du pays. Le CIN Complet doit inclure des femmes et des jeunes. 
 
Une fois que le CIN est complet,
 il commencera à entrer en contact avec les partis politiques du pays (au pouvoir et dans l'opposition), les syndicats, les organisations de la société civile, les organisations de guilde, les organisations d'employeurs, les organisations
 des immigrés des autres pays africains, les organisations de la jeunesse, Les organisations de femmes, etc. Une fois ces contacts établis, le CIN convoque l'Assemblée Générale Constitutive du Comité National Préparatoire
 (CNP). La participation à cette assemblée sera ouverte aux:
- membres du CIN,
- représentants des organisations qui ont accepté de faire partie de la Coalition
- individus choisis par la CIN parce
 qu'ils peuvent grandement contribuer au succès du Congrès fédéraliste panafricain.
 
 Lors de cette assemblée, un coordonnateur ou une coordinatrice et une adjointe ou un adjoint ainsi que
 les autres membres du bureau qui sont nécessaires pour bien gérer le CNP seront sélectionnés. Le Coordonnateur (trice) et l’adjoint(e) seront les représentants du pays au niveau régional au sein du Comité
 Régional Préparatoire (CRP) pour le Congrès. Le CNP sera celui qui sélectionnera et enverra les délégués nationaux au premier Congrès fédéraliste panafricain pour représenter leur
 pays. La taille et la composition des délégations nationales seront décidées lors de la réunion de Dakar.
 
Le CNP aura le devoir de créer des comités locaux dans les villes, les quartiers,
 les universités, les écoles et les villages du pays. Ces comités locaux sont une nécessité absolue, car c'est à ce niveau que les masses seront impliquées dans les discussions sur le processus de prise de décisions
 dans la construction de l'unité africaine. Ils seront les leviers de la MFPA lors de la campagne pour les référendums sur la forme de l'Union.
 
L'option prise par la République démocratique du
 Congo et le Nigéria pour la mise en place de leur CIN est différente par rapport a celle suggérée ci-dessus. Cela est compréhensible en raison de leur taille et / ou de leur organisation administrative. Au sein de la RDC,
 le groupe qui a pris en charge la création de leur CIN a choisi de recruter une ou deux personnes au niveau de chacune des provinces du pays pour diriger le Comité d'initiative provincial (CIP). Une fois que des CIP auront été créés
 dans la majorité des provinces, ils convoqueront une réunion à Kinshasa pour former officiellement leur CIN. Au Nigeria, au lieu des Provinces, les Etats sont utilisés comme base. Le groupe dirigeant l'effort pour établir
 le CIN-Nigeria identifiera les personnes qui peuvent diligenter la création des comités d'initiative d'état (CIE). Une fois que la majorité des États est couverte, une réunion pour installer officiellement le CIN-Nigeria
 sera convoquée.
 
b)   Les Comités sous-régionaux, d'Etat ou de Province
 
 
Le processus suggéré pour leur
 création est similaire à celui des CIN.
 
c)    Les Comités Locaux
 
La création de comités locaux est l'objectif ultime
 des Comités nationaux. Toute personne qui en a la volonté et le temps peut créer un comité d’initiative d'initiative dans son village, sa ville, son université, son usine, son lycée, etc. La création de
 ce comité devra cependant recevoir l’aval des instances dirigeantes du comité national ou régional. 
 
Pour créer un Comité d’Initiative Local (CIL), voici ce que nous proposons :
 
1)    Trouver de 5 (cinq) à 10 (10) autres panafricanistes qui croient ou qu’on peut convaincre de l'Urgence d'unir politiquement les Etats africains et mettre fin à la Nouvelle Ruée vers l'Afrique.
 
2)     Une fois que ces personnes et leur acceptation de se joindre au CIL est acquise il sera important de demander à toutes et tous de signer la pétition d’adhésion au Mouvement fédéraliste
 panafricain qui est affiché à : http://etatsafricainsunis.org/petition-de -soutien /.
 
3)   
 La prochaine étape consistera à convoquer une réunion pour discuter des termes de référence du Congrès et de sa Charte pour une meilleure compréhension de cette initiative : La campagne pour la naissance des
 États Africains Unis dans moins d'une génération. 
 
4)    Une fois le CIL stabilisé avec 10 à 15 membres, ces derniers devront commencer à entrer en contacts avec les différents
 partis politiques de la localité, les organisations de la société civile, les organisations de guilde, les organisations de jeunes, les organisations de femmes, et les individus qui pourront contribuer à la victoire de notre campagne.
 
5)    Après avoir terminé la sensibilisation ou atteint un niveau satisfaisant d'implication de la communauté locale, le CIL appelle à une Assemblée Générale de tou(te)s
 les Représentant(e)s des Organisations intéressés à participer à cette Campagne ainsi que les personnes contactées. L'Assemblée générale sera l'Assemblée constituante du Comité préparatoire
 local (CPL) du premier Congrès fédéraliste panafricain dans la localité.
 
6)    Ce CPL sera chargé de mettre en œuvre les décisions du CIN/CNP. Il doit mener des activités
 de sensibilisation et d’éducation qui pourront atteindre les personnes au niveau de leurs quartiers, leurs universités, leurs écoles. Ces activités seront centrées sur l’organisation des causeries populaires sur
 l'urgence d'unir les États africains et mettre un terme à la Nouvelle ruée vers l'Afrique. La réparation des communautés africaines qui ont été brisées par l’esclavage, le colonialisme et d’autres
 formes d’incursions étrangères se une autre tâche de ces comités locaux.  Le CPL devra également tenir des événements de levée de fonds et de signatures de pétition. Tout cela est fait
 pour préparer les référendums sur la forme de l'Union qui permettront aux Africaines et Africains, les propriétaires légitimes de la souveraineté de leur Etat, de se prononcer sur la forme d’unions qu’ils
 veulent voir leurs Etats entrer avec les autres Etats africains. Il est certainement évident que le Mouvement fédéraliste va faire campagne pour l’Union fédérale. Le message central du CPL durant toutes ces activités
 devra être la promotion de la « Personnalité Africaine » et sa contribution centrale dans le développement humain 
 
7)    Le CPL sera le niveau auquel le Mouvement Fédéraliste
 Pan Africain va mettre en œuvre le modèle Garvey qui consiste à accompagner l’éducation politique et le militantisme avec des activités entrepreneuriales orientées vers l’auto-dépendance.  
 
Conclusion
 
La taille de l'organisation que nous bâtissons, la diversité et le nombre de personnes que nous souhaitons impliquer, et la tâche herculéenne que nous
 nous sommes assignés demande une grande souplesse du leadership de notre mouvement et sa machine de campagne pour que tout puisse fonctionner efficacement. Il est donc absolument important que le leadership de ce mouvement soit créatif, ouvert
 d'esprit et sans ego ou en tout cas très peu.
 
Les instructions et suggestions présentées dans ce document doivent être adaptées à la réalité concrète au niveau où
 elles sont mises en œuvre. Étant donné que personne ne peut prédire tous les scénarios qui seront en jeu tout au long de cette campagne, ceux qui occupent des rôles de leadership dans cette machine doivent être
 prêts à écouter attentivement les suggestions alternatives pour faire mieux fonctionner notre machine de campagne.
 
La plupart des personnes qui participeront à cette campagne seront des bénévoles.
 Il faut donc aire en sorte que les tâches qu'on leur demandera d’accomplir ne soient pas être trop lourdes ou semblables à des corvées. Ceci sera crucial si nous voulons qu’elles reviennent encore et encore jusqu'à
 ce que nous obtenions la victoire.
 
Les dirigeants et dirigeantes à tous les niveaux de cette campagne doivent s’approprier ce conseil du Dr Nkrumah ; « L'Afrique a besoin d'un nouveau type de citoyen : un
 homme ou une femme dévoué, modeste, honnête, informé, qui s’immerge dans service de la nation et de l'humanité. Un homme et une femme qui détestent la cupidité et détestent la vanité. Un nouveau
 type d'homme et de femme dont l'humilité est sa force et dont l'intégrité est sa grandeur ».
 
Les dirigeantes et dirigeants à tous les niveaux de cette campagne doivent aussi constamment garder
 à l’esprit cette déclaration prophétique de Franz Fanon ; « chaque génération doit découvrir dans une opacité relative sa mission et l’accomplir ou la trahir ». La mission des
 générations qui ont précédé la notre était de sécuriser les indépendances politiques et le respect des droits civiques des Africaines et Africains dans les pays où ils sont des minorités.
 La mission de notre génération d’unir les Etats Non viables qui nous ont été légués par les colonisateurs et les transformer en membres glorieux des Etats Africains Unis (EAU), une souveraineté positive
 contrôlée par les Africaines et Africains.